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Le top 10 des boulets qui jouent avec toi en réserve (ou en P4, voire en vétérans)

La réserve: un monde à part...

La réserve: un monde à part…

Ce week-end, les championnats de réserve reprennent leurs droits en province de Liège. C’est donc le bon moment pour lister les différents profils de joueurs qui s’illustreront tant bien que mal tout au long de la saison. Avec une attention particulière sur les boulets, que l’on est, parfois, ou que l’on connaît, sûrement.

1. L’ancienne (future) gloire « Je joue en réserve, mais tu sais, avant de me blesser, je tapais le ballon avec Axel Witsel en U11 au Standard de Liège ». Lui, c’est le gars qui n’assume pas. Faute de talent, sa carrière n’a jamais décollé. Le voilà en réserve et, alors que tu ne lui as rien demandé, il n’a de cesse de se justifier. Quand il croise un adversaire qu’il connaît, il lui assure qu’il revient de blessure. « D’ailleurs, le coach de l’équipe première m’a demandé de m’entraîner avec eux ». Ouais, c’est ça.

2. Le travailleur Avec des gars comme ça, tu pourrais te dire que le taux de chômage est nul au sein des équipes réserves. Pourquoi? Parce que lui, quand on le tacle par derrière (et même par devant), il gueule et lâche, en guise de rappel: « Oh, calme hein grand! Y en a qui travaillent demain! »

Comme chez les pros, le « travailleur » est parfois « simulateur »

3. L’étoile filante Lui, il n’est que de passage. Doué, il joue en première. Mais parce qu’il a choisi de partir à Ibiza jusqu’à la mi-septembre, le coach lui a demandé de passer par la case réserve le temps d’un week-end (s’il est bon), ou plus (s’il n’est pas aussi indispensable que ça). Les habitués de l’équipe réserve qui jouent au même poste que lui le détestent. Parce qu’il leur bouffe du temps de jeu. Et parce qu’il est meilleur, aussi.

4. Le nouveau venu Des fans de football, il y en a un paquet. Et nombreux sont ceux qui n’ont jamais évolué en club. En réserve, on accueille parfois des footeux dans l’âme à qui on a assuré que le niveau était si bas qu’ils pouvaient s’inscrire sans problème. C’est le prototype du mec qui signe sa première affiliation à 29 ans, à la mi-octobre, et qui devient « joker » en réserve. « Parce qu’on fait jouer tout le monde », t’expliquera le coach.

5. Le joueur-entraîneur Tu peux tenter le dribble, seul, ou passer le ballon à ton capitaine-joueur-entraîneur. Réfléchis bien! En réserve, le joueur-entraîneur a tous les pouvoirs. Les convocations, c’est lui, la compo, c’est lui. Le terrain à tracer, c’est lui. Les changements, c’est lui. Et le seul à qui on ne peut pas dire qu’il a livré une prestation pourrie, c’est aussi lui.

6. Le deuxième gardien Parfois, on demande au deuxième gardien de l’équipe première d’aller dépanner en réserve. « Puis ça te fera du temps de jeu », lancent généralement les entraîneurs en guise de justification. Le hic, c’est que la défense de l’équipe réserve est, par définition, moins bonne que celle de l’équipe première. Du coup, même quand il est le seul responsable du but encaissé, le « deuxième gardien » a cette mauvaise habitude d’insulter sa ligne arrière, avant d’ajouter, souvent: « De toute façon c’est la dernière fois que je viens ».

7. Le fêtard Plus rare le samedi après-midi, le fêtard s’identifie facilement le dimanche matin. Faut dire qu’un coup d’envoi dominical à 9h30, ce n’est pas évident pour tout qui a fait la fiesta jusqu’au bout de la nuit. Selon les caractères, le fêtard s’illustrera en étant exclu après 7 minutes, en se claquant après 15, ou en se bidonnant en plein match pour une raison que lui seul connaît. Le fêtard est aussi l’un des rares joueurs de réserve à demander son remplacement.

8. L’absent Le fêtard est ce qu’il est, mais, au moins, il a le mérite d’être là. Parce que l’absent, lui, a coupé son GSM et personne ne sait pourquoi il n’est pas venu. Il choisit toujours le week-end où l’équipe était déjà incomplète pour disparaître. La semaine suivante, il expliquera qu’il n’a pas su venir (ni prévenir), parce que son réveil n’a pas sonné.

9. Le DJ Avec sa sono portable et sa playlist Brasil 2014 (enregistrée sur son iPhone) qui te casse les oreilles, le DJ de l’équipe est assuré d’avoir sa place sur le terrain. C’est aussi lui qui a eu la brillante idée de faire un « Harlem Shake » dans le vestiaire la saison dernière. Balle au pied, ce n’est pas le plus doué, mais c’est lui qui met l’ambiance avant et après le match. Or, en réserve, on y va (surtout) pour ça.

Aujourd'hui tu as honte, mais le Harlem Shake, c'était une super idée, non?

Aujourd’hui tu as honte, mais à l’époque le Harlem Shake de la réserve du dimanche, c’était une super idée, non?

10. Le dopé Trois Red-bull au réveil, un « AA Drink » à la mi-temps et une bonne bouffée d’air issue d’un inhalateur pour asthmatique… Ce mec a même remplacé les chewing-gums par des Dextro Energy. Généralement, c’est celui qui court comme un lapin pendant une bonne demi-heure, avant de s’énerver (seul) et de quitter le terrain en enlevant sa vareuse. « J’en ai marre, moi, j’me casse! » Euh… OK.

11. Tu joues en équipe réserve? Alors ne cherche pas plus longtemps le onzième boulet… 😉

 

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