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A-t-on bien fait d’appeler la police à Cornesse B – Rechain B [P4H] ?

C’était le match au sommet, ce week-end en P4H. Mais le Cornesse B – Rechain B de 4e provinciale série H a surtout été marqué par l’apparition de la police en bord de terrain.

Ainsi, comme on peut le lire dans l’Avenir Verviers de ce mardi,  «On se dirigeait vers un nul blanc logique, quand, un peu contre le cours du jeu, on est parvenu à ouvrir le score» raconte Raphael Van Acker, l’entraîneur de Cornesse B. «Dans la foulée, on a doublé la mise. L’adversaire estimait cependant que l’arbitre avait commis une erreur et que notre but n’était pas valable.»

Les esprits rechaintois se sont alors échauffés. Un peu trop. «À l’image de ses joueurs, qui ont d’ailleurs pris deux rouges dans la foulée, le coach, Didier Cornet, s’est emballé contre l’arbitre, qui l’avait auparavant réprimandé. Il m’a alors dit d’appeler la police, sinon le referee ne sortirait pas vivant. Le connaissant en dehors du foot, je me suis dit que si ces paroles venaient de lui, il valait mieux s’exécuter.»

À dix minutes du terme, la police débarque donc, et s’installe aux abords du terrain. «Au coup de sifflet final, j’ai escorté l’homme en noir jusqu’à son vestiaire, avec le comité» précise encore Van Acker. «La police a ensuite attendu une heure avant de l’accompagner vers son véhicule.»

Côté rechaintois, le coach Didier Cornet relativise. «Cornesse inscrit son premier but sur un coup franc imaginaire, et le second sur un hors-jeu de trois mètres. L’arbitre nous a volé le match. Après le coup de sifflet final, je suis allé lui dire qu’il avait été malhonnête, c’est tout. Nous, on a vu la police arriver, mais on ne savait pas pourquoi. J’ai discuté avec les deux agents après la rencontre. Ils m’ont expliqué qu’ils ne savaient pas trop ce qu’ils faisaient là. C’est la dame de la buvette qui les a appelés. Elle a d’ailleurs sonné lundi matin à mon délégué pour s’excuser de l’avoir fait, car ça n’en valait finalement pas la peine. La police est bien venue, mais il ne s’est rien passé!»