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Christoph Henkel (AS Eupen): “Une D2 à huit, ce n’est pas une solution!”

Le directeur eupenois Christoph Henkel (photo FC Köln).
Le directeur eupenois Christoph Henkel (photo FC Köln).

Les projets de réforme du football pro font débat. Ce week-end, la D2 a dû se prononcer sur la proposition qui semble tenir la corde (16 clubs en D1, 8 en D2). Parmi les clubs de Proximus League qui ont voté contre ce projet, on retrouve Virton mais aussi l’AS Eupen. Pourtant, le club germanophone n’a guère besoin de (plus de) moyens financiers via une manne céleste qui proviendrait de la D1. “Non, mais il faut voir le problème dans son ensemble”, insiste Christoph Henkel, directeur général de l’AS Eupen. L’homme, allemand, s’appuie notamment sur l’exemple de la Bundesliga. Ex-responsable du département des jeunes de Cologne, Christoph Henkel pense qu’il faut valoriser le football autrement, lui qui vient d’un pays qui ventile les matches de D1 et divisions inférieures du vendredi au lundi, histoire d’offrir une visibilité à tout le monde. Et des droits télé plus équitablement répartis, aussi.

Ce samedi, après la défaite d’Eupen au White Star (1-2), Christoph Henkel a accepté d’en dire plus sur la position eupenoise, rapport à cette réforme du football belge.

“Le vote de ce samedi? C’est un vote secret (sourire), mais je n’ai aucun problème à évoquer la position de l’AS Eupen. Une position claire, d’ailleurs. À nos yeux, il est important de réduire le nombre d’équipes pro à 24. Là-dessus, nous sommes d’accord. C’est mieux pour tout le monde. Par contre, un championnat à huit équipes où l’on se rencontre quatre fois, voire six fois sur une saison, ce n’est bon pour personne. Ni pour le spectacle, ni pour les clubs, ni pour le public, ni pour le football. Peut-être que dans la situation actuelle, il n’y a pas d’autre solution, mais ça ne rendra pas le football plus attractif.”, assure-t-il, avant d’esquiver les questions concernant le cas d’Eupen, aux mains des Qataris d’Aspire. “Cette problématique ne concerne pas un club et c’est bien le problème: il ne faut pas que chacun ne pense qu’à ses petits intérêts. On doit envisager la situation dans sa globalité et penser aux meilleures solutions pour le produit football dans son ensemble.”

Christoph Henkel a conclu sur les pistes qui lui semblent plus pertinentes. “Je pense qu’une D1 à deux groupes de douze pourrait être une bonne approche. Idem pour la proposition de Virton à 20 clubs. Ce sont là de bonnes pistes qu’il faut creuser et la solution se trouve peut-être au milieu… Quoi qu’il en soit, il est clair que la situation actuelle nécessite du changement. Il faut réduire le nombre d’équipes.