Jordi Condom (AS Eupen): “Le jour où on ne veut pas viser la D1, je démissionne!”

Entraîneur de l’AS Eupen (D2), Jordi Condom dresse un premier état des lieux, après neuf journées de championnat. L’homme s’est confié dans une longue interview à lire ce mercredi dans les colonnes de l’Avenir Verviers et sur lavenir.net (partie 1 – partie 2).
Après neuf rencontres (6 victoires, 1 partage, 2 défaites, 19 points, 25 buts marqués, 13 encaissés) êtes-vous satisfait du début de saison de votre équipe?
Plutôt, oui. En tant qu’entraîneur, j’estime qu’on a un noyau pour viser le haut du classement. Les sensations sont bonnes. Le seul hic, pour nous, c’est que le calendrier de D2 ne tient pas compte des semaines de rencontres internationales. Du coup, on est privé de plusieurs joueurs (NDLR: les Qataris, Jeffren et Diagne, principalement) pour certains matches. Mais on a un noyau large et de qualité.
Une équipe de qualité et, surtout, une redoutable attaque. Mais c’est souvent la meilleure défense qui est sacrée championne…
L’important, c’est la différence de buts. Et on a surtout encaissé contre Lierse et Bruges (NDLR: 8 buts sur 13). De toute façon, on a un style de jeu offensif qui influence ces chiffres. On n’a pas souvent gardé le zéro derrière, mais on a beaucoup marqué.
Justement: Cases monte en puissance, Curto confirme qu’il est toujours là, Taulemesse est une valeur sûre. Comment ferez-vous quand Jeffren et Afif seront de retour? Ça fait beaucoup de monde devant…
(Il sourit) C’est un problème positif que d’avoir autant de choix devant. J’avoue que c’est un casse-tête pour moi, mais je reste persuadé que la concurrence, c’est bénéfique pour tout le monde.
(…)
Que répondez-vous à ceux qui affirment qu’à Eupen ce n’est pas le coach qui fait l’équipe?
Je sais que c’est une question qui revient souvent. Mais non. Il y a un projet qu’il faut intégrer à la philosophie, mais c’est moi qui aligne la meilleure équipe possible sur le terrain avec une seule ambition: monter. Vous savez: je suis un gagneur. Si un jour on me dit qu’on joue sans se tracasser des résultats et qu’on ne vise pas la D1, je serai le premier à démissionner!
+ La suite de l’interview est à lire ce mercredi dans l’Avenir (Le Jour) Verviers
