Rico-Garcia claque la porte à La Calamine… et ajoute la parole au geste

Étrange après-midi ce dimanche à La Calamine. Après la défaite, 3-4 face à Berchem, le président Égide Sébastian s’est précipité dans le vestiaire pour s’adresser à son coach, Tony Niro. « Je lui ai juste dit que je ne voulais plus voir Rico Garcia défendre nos buts. Si on perd aujourd’hui, c’est à cause de lui et ce n’est pas la première fois cette saison. »
Un constat que peu d’observateurs partagent… Quoi qu’il en soit, David Rico-Garcia a (lui aussi) eu droit à une réaction violente de la part de son président. Si bien qu’il a décidé de claquer la porte, tout en livrant sa version des faits. Le tout, sous forme de “lettre ouverte”, publiée sur les réseaux sociaux et que voici, in extenso:
En ce dimanche 26 octobre 2014, j’informe mes contacts que cela intéresserait que je ne serai plus joueur du club de La Calamine à compter de ce jour.
En effet, cette après-midi à la suite de la rencontre entre les équipes de La Calamine et Berchem, le président du club hôte, Monsieur Égide Sébastian, a eu un comportement inadmissible et impardonnable envers ma personne. A notre rentrée au vestiaire il a proféré des insultes me visant personnellement et s’est montré agressif. Il s’est approché, suffisamment près de moi pour que je reçoive des projections de salive dans le visage. J’ai préféré continuer ma route et éviter l’altercation physique avec lui. Je n’ai jamais cautionné les comportements agressifs que l’on peut parfois observer autour des terrains de football. Le contexte peut, de temps à autres, nous amener à perdre notre sang froid. J’ai, cependant, toujours tenu à faire preuve d’un comportement exemplaire et non violent. Je suis dès lors rentré au vestiaire. Monsieur Sébastian n’en est pourtant pas resté là : il m’a suivi en criant des mots qui m’étaient inintelligibles et voulait vraisemblablement en venir aux mains. L’entraineur, Toni Niro, l’a dissuadé d’entrer dans le vestiaire. J’ai également préféré ne pas surenchérir. J’ai rassemblé mes affaires, voulant quitter le stade au plus vite. Au moment de rentrer chez moi, j’ai du emprunter la porte de l’arrière pour rejoindre ma voiture car semble-t-il, Monsieur Sébastian m’attendait toujours à l’étage, dans la buvette.
Il ne m’a pas fallu de longues heures de réflexion pour décider que s’en est trop, qu’une limite a été dépassée et qu’un tel comportement ne cadre pas avec la vision que j’ai d’un sport que je pratique depuis de très nombreuses années. J’ai toujours accepté la critique footballistique qu’elle ait été fondée ou non. J’ai toujours dénoncé les attaques ad hominem et la violence. Les évènements survenus cette après-midi me donnent la nausée. C’est pourtant, avec l’esprit clair que je mets un terme à ma saison 2014-2015. Je déplore devoir laisser un groupe et une équipe qui m’a toujours soutenu et au sein de laquelle je compte des amis, « des potes » et des équipiers modèles. Je tiens aussi à souligner la correction et le sérieux dont le staff technique a toujours fait preuve depuis son arrivée. Ce fût un plaisir de participer aux entrainements que nous a dispensé Henri Rasquinet.
Beaucoup de choses devraient encore être dites au sujet des pratiques de la direction du club de La Calamine quant aux engagements qui ont été pris avec les joueurs. Mais ceci fera l’objet d’un autre « post » de ma part, car tous les comportements autoritaires et totalitaires, les plus petits soient-ils, méritent d’être dénoncés.
J’espère que mon expérience personnelle permettra aux joueurs de notre région d’éviter de faire la même erreur que moi, croire qu’on peut trouver à La Calamine un club où il fait bon être joueur de football.
David Rico-Garcia.
