Czernia (Liège): “Certains de mes joueurs doivent apprendre à se faire mal”

Limogé par Seraing en octobre 2015, Alexandre Czerniatynski a été nommé, jeudi dernier, entraîneur principal du FC Liège. Il a répondu aux questions de l’Avenir (Le Jour) Verviers dans une interview (deux pages) publiée ce mercredi dans le quotidien verviétois, et sur lavenir.net.
Alex, qu’est-ce qui vous a poussé à répondre favorablement à l’offre du matricule 4?
Avant Liège, j’avais eu l’un ou l’autre contact… qui ne m’intéressait pas. Quand la direction m’a contacté, elle n’a pas eu beaucoup d’arguments à faire valoir pour me convaincre! Je n’entendais que des échos positifs du club, il y a un projet clair et ambitieux. Les discussions concernant le contrat ont tourné autour de points et de virgules.
Pourtant, vous n’avez signé que jusqu’en juin 2016…
C’était une volonté de ma part. Si tout se passe bien, que l’on est content de moi et que l’on remplit l’objectif, on se remettra à table et l’on discutera.
Justement, à quel rang doit terminer Liège? Les dirigeants avaient parlé de top 6 puis de top 2.
La direction a défini le challenge de terminer dans les six premiers. Oosterzonen et le Beerschot seront compliqués à rattraper. Puis, on sait que les résultats actuels ne satisfaisaient pas totalement les dirigeants. Liège était arrivé haut dans le classement malgré sa promotion l’été dernier. Et le plus dur est toujours de rester au sommet.
Que connaissez-vous de cette division 3B avec plusieurs clubs anversois?
Curieusement, même si j’habite Rumst, près de Malines, et que j’ai déjà eu l’occasion de voir Berchem, le Beerschot ou Walhain, je connais mieux les équipes francophones. Ne pas avoir entraîné en D3 cette saison ne constitue pas un handicap vu que j’essaye de ne pas trop m’adapter à l’adversaire.
Liège doit être une formation dominante?
C’est l’un des principaux messages que j’ai adressé lors du premier contact avec le groupe: ceux qui affrontent Liège doivent avoir peur de nous.
Parlons un peu de votre groupe que vous avez découvert, sur le terrain, samedi.
Au niveau de la qualité, je suis positivement étonné. Maintenant, on m’a dit qu’il s’agissait d’un groupe trop brave. Il y manque un peu de caractère, à l’une ou l’autre exception près. Certains ne savent peut-être pas suffisamment se faire mal.
“Vous savez, depuis mes 18 ans et mon premier contrat pro, je vis avec cette pression.”
Par contre, si l’on évoque le staff, vous débarquez en terrain connu avec Bernard Wegria (T2) et Pierre Drouguet (entraîneur des gardiens). Un avantage?
Bernard a été mon partenaire une saison à Ekeren et Pierre l’a été une année aussi à Malines. Je sais leurs qualités et leurs défauts… et réciproquement. On se connaît de quand on était joueurs, là on est entraîneurs. Ce qui permettra aussi de travailler dans une sérénité totale est qu’ils ne sont pas là pour scier les pieds de ma chaise afin de prendre ma place.
Si cette pression-là n’existe pas, celle devant permettre à Liège de rejoindre la D1 amateur est bien présente.
Vous savez, depuis mes 18 ans et mon premier contrat pro, je vis avec cette pression. Celui qui ne sait pas s’en accommoder doit aller jouer aux fléchettes. Puis, j’ai un mental de battant qui correspond à la mentalité liégeoise.
+ La suite de l’interview, à lire ce mercredi dans le journal l’Avenir Verviers, et sur lavenir.net.
